top of page
  • LinkedIn

Révision des teneurs en alcaloïdes pyrrolizidiniques : éléments issus des travaux européens

  • Photo du rédacteur: Valentin RAOUL
    Valentin RAOUL
  • 3 avr.
  • 2 min de lecture

Dans le cadre des discussions en cours au niveau européen sur la révision des teneurs maximales en alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP), plusieurs organisations professionnelles (EUROPAM, EHPM, Food Supplements Europe) ont partagé une contribution détaillée, basée sur des données terrain et une analyse scientifique.

Le document complet est disponible en pièce jointe.

Impact des seuils sur la conformité des productions

Les données analysées montrent que :

  • une limite fixée à 700 ppb entraîne, pour de nombreuses plantes, un taux de non-conformité supérieur à 10 %,

  • certaines espèces présentent des taux de rejet nettement plus élevés, y compris à des niveaux supérieurs.

Ces éléments mettent en évidence l’impact direct des seuils réglementaires sur la conformité des lots.

Dans ce contexte, un niveau de 1000 ppb est présenté comme permettant de réduire significativement les taux de rejet, notamment pour un groupe d’environ 25 plantes.

Prise en compte des extraits végétaux

Le document souligne également la question spécifique des extraits.

Les procédés d’extraction entraînent une concentration des alcaloïdes pyrrolizidiniques présents dans la matière première. Cette réalité peut conduire à des situations où :

  • une plante conforme devient non conforme après transformation.

Pour tenir compte de cet effet, une adaptation des niveaux maximaux est proposée pour les compléments alimentaires :

  • 400 ppb pour les plantes hors liste spécifique,

  • 1000 ppb pour les produits à base de plantes ou d’extraits standards,

  • 1600 ppb pour certains extraits issus de plantes plus concernées,

  • 500 ppb pour les produits à base de pollen.

Cette approche vise à simplifier l’application réglementaire, en évitant des calculs complexes liés aux facteurs de concentration.

État des connaissances sur les méthodes de réduction des AP

Une analyse de la littérature scientifique indique que :

  • les méthodes permettant de réduire les AP sont encore au stade expérimental,

  • elles sont principalement développées en laboratoire,

  • et leur application à l’échelle industrielle n’est pas envisageable à court ou moyen terme.

Par ailleurs, les travaux disponibles montrent qu’il est difficile de réduire les AP sans affecter également d’autres composés présents dans les extraits.

Conclusion

Les éléments présentés dans ce document mettent en évidence :

  • l’impact significatif des seuils réglementaires sur la conformité des productions,

  • la nécessité de prendre en compte les effets liés aux procédés d’extraction,

  • et l’absence, à ce jour, de solutions techniques industrialisables permettant d’éliminer les AP.

Ces points alimentent les discussions en cours sur l’évolution du cadre réglementaire européen.



 
 
 

Commentaires


Logo mono b&w.png

Siège social

2, rue Solange LEDOUX

27220 FOUCRAINVILLE

Contact

contact@snpami.fr  |  tél. 06 74 73 25 64

Abonnez-vous à la newsletter

A très vite !

  • LinkedIn

Suivez-nous sur les réseaux

bottom of page