Alcaloïdes pyrrolizidiniques : la Commission européenne envisage une évolution des teneurs maximales pour certaines herbes séchées
- Valentin RAOUL

- il y a 17 heures
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Lors d’une récente réunion du groupe de travail européen consacré aux contaminants, la Commission européenne a présenté une analyse des données disponibles sur les alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP) dans les herbes séchées, les épices et certains compléments alimentaires.
Cette analyse s’appuie sur les données transmises par plusieurs organisations professionnelles européennes – notamment EUROPAM, FSE, EHPM, THIE et ESA – ainsi que sur les données issues de la base de données de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
Cinq groupes d’herbes séchées identifiés
Sur la base des données actuellement disponibles, la Commission indique avoir identifié cinq groupes distincts d’herbes séchées présentant des profils différents en matière de contamination par les alcaloïdes pyrrolizidiniques.
Deux de ces groupes pourraient faire l’objet d’une révision de la teneur maximale (TM) actuellement fixée à 400 µg/kg :
Premier groupe : les données issues à la fois de l’industrie et de la base EFSA indiquent que la limite actuelle pourrait entraîner plus de 5 % de rejets de lots.
Second groupe : les données de l’industrie suggèrent également plus de 5 % de rejets, sans que les données limitées de la base EFSA ne contredisent cette observation.
Dans ce contexte, la Commission indique que la teneur maximale pourrait être potentiellement relevée de 400 µg/kg à 700 µg/kg ou 1 000 µg/kg pour ces groupes d’herbes séchées.
Certains États membres ont également suggéré que cette éventuelle augmentation puisse être mise en œuvre de manière temporaire, par exemple pour une période de deux à trois ans, avant une nouvelle évaluation basée sur des données actualisées.
Situation spécifique des compléments alimentaires
La discussion porte également sur les compléments alimentaires à base de plantes.
La Commission propose :
pour les compléments alimentaires à base d’extraits, d’ajuster la teneur maximale actuelle en appliquant un facteur de concentration de 2,5, proposé par l’industrie ;
pour les compléments alimentaires qui ne sont pas à base d’extraits, de maintenir la teneur maximale actuelle de 400 µg/kg.
Prochaines étapes
La Commission européenne a indiqué qu’elle présentera une proposition formelle lors de la prochaine réunion du groupe de travail compétent (CWG). Cette proposition fera ensuite l’objet de discussions entre les États membres en vue d’une décision ultérieure sur l’évolution éventuelle de la réglementation.
Le SNPAMI reste attentif à l’évolution de ce dossier, qui concerne directement les filières des plantes à parfum, aromatiques et médicinales, et continuera à suivre les discussions européennes en lien avec les organisations professionnelles du secteur.




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